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PHOTO : vivre ensemble
D’après le photographe Yann Arthus-Bertrand, c’est possible ! Témoins ses clichés pris à travers le monde, 130 pays visités, qui nous incitent à rester optimistes. Pour lui, photographier les gens « C’est comme mettre deux iPhone l’un à côté de l’autre, il se crée un contact, un échange, d’amour et de passion. Je leur dis tout le temps « Envoyez de l’amour ! ». Nous avons tous besoin de gentillesse et de bienveillance aujourd’hui ». Pour mettre en avant les savoir-faire qui font notre pluralité, il a installé sur la place de la Concorde, sous une grande tente blanche conçue gracieusement par l’architecte Renzo Piano, les photos de ses rencontres organisées autour des métiers. On y trouve aussi un studio photo éphémère où le public gratuitement peut venir se faire tirer le portrait par Yann Arthus-Bertrand et ses équipes avec cette exigence « Dites bien qu’ils viennent en tenue de travail, c’est important », François Hollande lui-même viendra évoquer sa vie de président de la République, mais je ne sais pas de quel costume il sera vêtu ! Un projet artistique collectif pour nous rappeler ce qui nous unit, nous la société française avec toutes les composantes de cette population au travail.
« Vivre ensemble » Place de la Concorde jusqu’au 10 mai.
THÉÂTRE : « Amadeus » ou la rivalité des génies
Un compositeur de la cour, Antonio Salieri, et un compositeur en devenir, le jeune Amadeus Mozart, dans un face à face tourmenté où seule la mort désignera le vainqueur. C’est le jeu de ces deux hommes, un génie consacré et un génie en herbe, qui s’affronteront sur le terrain de la musique pour rivaliser en terme de création, de pouvoir sur les femmes et de notoriété, qui est le thème de cette pièce qui nous fait entrer dans un tourbillon de fêtes, de danses et de chants, dans des déclarations d’amour et de haine, dans ce qui à l’époque avait défrayé la chronique royale à Vienne. Ce jeune homme fou et talentueux, délivré des injonctions paternelles, ayant décidé de prendre sa vie en main, moqué et jalousé, mais qui a écrit « Les noces de Figaro », « La flûte enchantée », « L’enlèvement au sérail » ou « Le requiem », parmi les plus grandes oeuvres du 18e siècle, est le héros d’Amadeus, la pièce de Peter Shaffer, dans une version française d’Olivier Solivérès, après Roman Polanski qui l’avait montée à Paris en 1982. Une très belle soirée où la folie des hommes dépasse la raison dans le seul but d’étancher une soif de gloire et où même la foi ne retient pas la main vengeresse.
Amadeus au théâtre Marigny jusqu’au 7 juin.
TROIS EXPOS : le 18e siècle vu de l’intérieur
C’est en entrant dans un hôtel particulier aristocratique où la famille règne en maître, dans une maison où chaque chose est à sa place et où chaque objet a son utilité, que se déroule l’exposition « Une journée au XVIIIème siècle, chronique d’un hôtel particulier » jusqu’au 5 juillet aux Musée des Arts Décoratifs. Des papiers peints à la chinoise qui décorent les murs aux jouets des enfants avec les maisons de poupée qui reflètent dans le détail la décoration et l’ameublement des pièces, aux objets du quotidien, tel le rafraichissoir pour mouiller les yeux ou la boîte à aquarelles pour occuper les journées de Madame, des perruques masculines aux horloges cachées dans des tableaux, rien ne manque. Du carillon qui sonne les heures aux parfums qui nous font sentir l’atmosphère de l’époque, le visiteur déambule d’une pièce à l’autre comme s’il était un visiteur venu présenter ses hommages au maître de maison. Des années 1780 qu’il suffit d’imaginer, aidé en cela par les nombreux guides qui expliquent tout ce que les vitrines du musée donnent à voir, surtout étayés par les questions des enfants fascinés par cette plongée dans l’intimité d’une autre époque.
À compléter par l’exposition du Palais Galliera « La mode du 18esiècle, un héritage fanstasmé » qui présente jusqu’au 12 juillet les caractéristiques de la mode féminine au siècle des Lumières et son évolution jusqu’à aujourd’hui. Et aussi, l’exposition au Musée Cognacq-Jay « Révéler le féminin, mode et apparences au 18ème siècle » qui, à l’aide de tableaux français et anglais, nous permettent d’imaginer les goûts des élégantes d’alors jusqu’au 20 septembre.

Écrit par Vicky Sommet
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