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LIRE
La poursuite du bonheur

C’est ce titre d’ouvrage qui a retenu mon attention face à l’arrivée des nouveaux livres de la rentrée 2026. En feuilletant rapidement les thèmes traités par les auteurs de cette édition, 465 au compteur, j’ai vu qu’ils s’attardaient souvent sur la vie de leurs aïeux, grands-parents et parents, la mère, le père, les secrets de famille avouables ou qui doivent rester cachés, les violences conjugales, les pervers narcissiques, les familles incestueuses, la guerre, les morts qu’on fait revivre ou la jeunesse en souffrance. D’où mon envie de lire ce livre de 2001, écrit par un auteur américain Douglas Kennedy, que je ne connaissais pas si ce n’est de réputation et parce qu’il publie un nouvel opus environ tous les deux ans, et qui, bien que né à New-York, vit à cheval entre le Maine, Londres, Berlin et Paris. Paris qui l’a fait Chevalier des Arts et des Lettres, lui qui dit que sa résidence est « Un billet d’avion aller-et-retour ». Ce livre est une fresque romanesque à plusieurs étages, avec des retours en arrière pour mieux comprendre l’enchainement des sentiments sur plusieurs générations, des vies entremêlées où après 1945 et la fin de la guerre, mais aussi le maccarthysme, font naître des trahisons et des lâchetés bien que l’amour domine toujours ses personnages sans équivoque. Le bonheur existe peut-être mais il faut le poursuivre sans relâche et l’héroïne de ce livre s’y attèle de la première à la dernière page. Un grand plaisir de lecture qu’on ne peut pas lâcher une fois commencée.

« La poursuite du bonheur » de Douglas Kennedy aux éditions Belfond et Pocket.

Franglais ou Glaisfranc, that is the question

Il faut remonter à Guillaume le Conquérant en 1066 quand il a envahi l’Angleterre et imposé à la Cour et au gouvernement la langue française. Depuis cette époque, la langue de ce pays s’est métissée et comporte encore beaucoup de mots d’origine française sans que les habitants de la perfide Albion ne s’en doutent. Rempli de faux-amis, l’anglais a supprimé les accents, a adopté certains vocables d’origine latine et au fil du temps, la langue des élites est devenue la langue de toutes les classes sociales. Facilement traduisible quand on parle du « merchent » le marchand ou pour payer, on emploie le verbe « to pay ». D’autres sont restés dans leur jus comme « déjà vu » ou « cul de sac », d’autant plus charmants quand ils sont prononcés avec un joli accent britannique. Quelques autres exemples avec la couverture « blanket » qui vient du français du 13ème siècle, étoffe de laine blanche. Ou « coward » le lâche qui tire son origine du couard qu’on retrouve chez Molière. Ou encore le pissenlit et son autre nom dent de lion qui se prononce an anglais « dandelion ». Je vous donne rendez-vous, que les Anglais eux écrivent « rendezvous » mais prononcent comme nous, pour vous régaler dans ce petit ouvrage plein de surprises et de découvertes « 100 mots anglais hérités du français ».

Écrit par Laurence Caracalla et édité par Le Figaro littéraire.

VOIR
Le cinéma Art Déco de Paris

©Wikipedia

Si vous allez assister à une projection au cinéma Le Grand Rex, sur les Grands Boulevards, non seulement vous serez assis dans des fauteuils confortables mais vous aurez le plaisir de vous retrouver presqu’un siècle en arrière, enveloppés dans un décor témoin d’une certaine époque. Il a été inauguré en 1932 par Jacques Haïk et s’est tout de suite distingué par la capacité exceptionnelle de sa célèbre salle dite « atmosphérique », inspirée des cinémas américains des années 20, de ses innovations techniques avant-gardistes et son architecture Art déco au-dehors comme au-dedans. Sacré comme le plus beau cinéma du monde par le magazine anglais Time Out, il est encore aujourd’hui l’emblème des cinémas de l’entre-deux- guerres. Tout y fait penser aux codes de l’Art Déco, des motifs géométriques, des matériaux nobles comme le laiton, l’albâtre, le noyer et le marbre. Par exemple, le comptoir à confiserie est un demi-cercle façonné en laiton massif qui repose sur une rosace en marbre de Carrare et de Botticino. Remis dans son état d’origine, cette salle de 2702 places et ses coulisses peuvent se visiter puisqu’il est inscrit à l’inventaire des monuments historiques. Vous serez fascinés par ses décors, intéressés par la visite des plateaux de tournage, la cabine de projection, le bureau du directeur et les nombreux effets spéciaux avec en particulier le spectacle de la Féérie des Eaux. Un voyage au cœur du cinéma qui intéresse les grands comme les petits et qui oblige à tout regarder dans le détail pour se retrouver projeté en arrière dans le temps.

Pour les réservations des visites guidées, s’inscrire sur le site du cinéma.

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