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DEUX SÉRIES : Bistronomia à voir sur France TV. 9 épisodes de 26 minutes sur la révolution culinaire des années 2000 et la naissance de la bistronomie dans des arrondissements peu en vogue, avec en prime un petit règlement de compte bien senti sur le monde patriarcal de la cuisine… Beaucoup de clins d’oeil dans cette série bien documentée emmenée par un sympathique trio de vingtenaires.

Los anos nuevos de Rodrigo Sorogogen, à voir sur Arte jusqu’au 05/05/2026. 10 épisodes de 50 minutes. Un couple de trentenaires se rencontre le soir du 31 décembre. La caméra va les suivre pendant 10 ans, un jour par an, toujours le même. Ils s’aiment, se déchirent, s’aiment à nouveau. Le temps passe, c’est juste et bouleversant.

DEUX LIVRES : La fille du grand hiver, récit d’Isabelle Autissier paru chez Paulsen (mai 2025). Notre navigatrice française préférée raconte cette fois le destin d’une héroïne du Groenland qui ose et part en traîneau à travers le Grand Nord à la rencontre des peuples d’au-delà de la mer aux côtés du charismatique explorateur & ethnologue danois Knud Rasmussen.

L’allègement des vernis de Paul Saint Bris (Poche, janvier 2025). Aurélien est directeur du département des Peintures du Louvre. Sa nouvelle présidente lui impose une mission aussi périlleuse que redoutée : la restauration de La Joconde ! À contrecœur, Aurélien part à la recherche d’un restaurateur assez audacieux pour s’attaquer au chef-d’œuvre. Un premier roman enlevé, un regard acéré sur la boulimie actuelle de notre époque, avec une galerie de personnages passionnants dans le plus beau musée du monde. Et si l’allègement des vernis bénéficiait autant aux œuvres qu’aux êtres qui les côtoient ?

DEUX EXPOS : Berthe Weill. Galeriste d’avant-garde. Musée de l’Orangerie à Paris jusqu’au 26 janvier. Une centaine d’oeuvres, peintures, sculptures, dessins, estampes et bijoux, évoquent les expositions que Berthe Weill, galeriste et « découvreuse » de génie, organisa de 1901 à 1940, bravant le sexisme, l’antisémitisme et les difficultés économiques. Une exposition retraçant le portrait d’une femme exceptionnelle qui mourra dans l’indifférence générale.

Signé Brétécher, Musée de la Bande Dessinée, Angoulême, jusqu’au 8 mars 2026. Elle a croqué les bobos, les mères, les frustrés, voilà une belle expo qui rend hommage à la dessinatrice disparue il y a cinq ans, la mère de l’inoubliable Agrippine dont on attendait avec impatence chaque semaine la nouvelle planche dans le Nouvel Obs où Claire Brétécher a collaboré pendant de nombreuses années.


Écrit par Marie-Hélène
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